{"id":5776,"date":"2012-08-12T10:40:32","date_gmt":"2012-08-12T10:40:32","guid":{"rendered":"http:\/\/oird.redd.fun\/?p=5776"},"modified":"2012-08-12T11:38:46","modified_gmt":"2012-08-12T11:38:46","slug":"dafa-yow","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/oird.org\/oird\/cooperation-internationale\/dafa-yow\/","title":{"rendered":"DAFA YOW"},"content":{"rendered":"<p><strong>*Dafa Yow vient de Dafa &lsquo;l&rsquo;Yow qui veut dire \u201cFais-le toi-m\u00eame\u201d.<br \/>\n<\/strong><em><\/p>\n<p><strong>L\u2019association Dafa Yow*, lanc\u00e9e par des jeunes \u00e9tudiants belges sensibilis\u00e9s \u00e0 la question du rapport Nord\/Sud, a r\u00e9ussi \u00e0 agir sur le terrain. L\u2019\u00e9t\u00e9 dernier ils se sont rendus \u00e0 Dakar pour aider l\u2019association \u00ab Daara Malika \u00bb qui prend en charge des enfants maltrait\u00e9s qui veulent fuir le monde de la mendicit\u00e9. Une riche exp\u00e9rience qui ne fait qu\u2019initier les projets d\u2019avenir que Dafa Yow souhaite r\u00e9aliser. Interview avec les co-pr\u00e9sidents Samira Hmouda et Mohamed Boho.<\/strong><\/p>\n<p>LIENS  <a href='http:\/\/www.facebook.com\/samira.dafayow'>Contact &#8211; Pr\u00e9sidence de Dafa Yow<\/a><\/p>\n<p><a href='http:\/\/dafayow.skyrock.com\/'>BLOG INFO ET VIDEOS DAFA YOW<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/oird.redd.fun\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/Projet-Puits-Dafa-Yow.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/oird.redd.fun\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/Projet-Puits-Dafa-Yow-300x211.jpg\" alt=\"\" title=\"Projet Puits Dafa Yow\" width=\"300\" height=\"211\" class=\"alignnone size-medium wp-image-5777\" srcset=\"https:\/\/oird.org\/oird\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/Projet-Puits-Dafa-Yow-300x211.jpg 300w, https:\/\/oird.org\/oird\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/Projet-Puits-Dafa-Yow-425x300.jpg 425w, https:\/\/oird.org\/oird\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/Projet-Puits-Dafa-Yow.jpg 720w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Interview  avec les 2 co-pr\u00e9sidents de Dafa Yow<br \/>\nMohamed Boho (20 ans) et Samira Hmouda(21 ans)<\/p>\n<p>Vous avez cr\u00e9e votre association Dafa Yow il y a plus d\u2019un an. Quel est le but principal de cette d\u00e9marche?<br \/>\nMohamed: Nous voulons surtout sensibiliser les jeunes aux rapport Nord\/Sud via des projets humanitaires en Afrique. Nous avons commenc\u00e9 en d\u00e9cembre 2008, maintenant nous travaillons le fond et la base. Nous sommes \u00e0 plusieurs \u00e0 g\u00e9rer l\u2019association et avions une douzaine de personnes b\u00e9n\u00e9voles sur place cet \u00e9t\u00e9. Les jeunes ont entre 20 et 25 ans. Un de nos objectifs \u00e0 long terme est de travailler avec des jeunes belges en difficult\u00e9 et en d\u00e9crochage scolaire. Par exemple un jeune qui fait de la plomberie, peut partir avec nous et apprendre \u00e0 conna\u00eetre le syst\u00e8me D, la technique d\u00e9brouillardise de l\u00e0-bas. En Afrique dans le domaine de la m\u00e9canique ils arrivent \u00e0 continuellement prolonger la vie des voitures. Cette exp\u00e9rience permet de comparer les techniques et d\u2019enseigner aux jeunes qu\u2019avec peu on arrive parfois \u00e0 beaucoup plus.<\/p>\n<p>Pourquoi avez-vous choisi de vous diriger vers l\u2019action humanitaire?<br \/>\nMohamed: Avant nous \u00e9tions tous \u00e0 l\u2019association \u201cRep\u00e8res\u201d qui travaille sur la confiance des jeunes, avec des conf\u00e9rences th\u00e9matiques. Par cette association nous avons pris conscience que nous voulions \u00e9galement mettre en place quelque chose pour les jeunes. Au retour du S\u00e9n\u00e9gal nous avons estim\u00e9 int\u00e9ressant de faire un mix, la confiance des jeunes et l\u2019humanitaire, deux volets d\u2019action et cela s\u2019emboite tr\u00e8s bien.<br \/>\nSamira: Je suis partie en 2008 surtout pour faire de l\u2019humanitaire. On m\u2019a propos\u00e9 le Daara. Nous sommes partis \u00e0 douze personnes avec une maison de quartier d\u2019Evere qui s\u2019appelle Vision et qui avait ce projet en partenariat avec Axa Atout-C\u0153ur. Ils financent de nombreuses projets.<\/p>\n<p>Et qu\u2019est-ce qui vous a motiv\u00e9 \u00e0 refaire le voyage au S\u00e9n\u00e9gal?<br \/>\nMohamed: On a vraiment pris go\u00fbt au projet. Samira avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 en 2008 et c\u2019est parti de l\u00e0, d\u2019un constat. Nous n\u2019avons pas la mentalit\u00e9 de vouloir \u201csauver\u201d une population. A son retour, nous avons mont\u00e9 le projet \u201cJust exploited\u201d et on a contact\u00e9 le Daara pour conna\u00eetre leurs besoins. Sur place, nous avons constat\u00e9 que les besoins avaient chang\u00e9. Peindre les dortoirs n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vu, c\u2019\u00e9tait ajout\u00e9 au planning. Nous ne sommes pas sur place toute l\u2019ann\u00e9e, donc on a r\u00e9pondu aux besoins.<br \/>\nSamira: Mohamed et moi-m\u00eame voulions d\u00e9j\u00e0 cr\u00e9er une association pour les jeunes, mais on ne savait pas vraiment quoi. Revenant du S\u00e9n\u00e9gal j\u2019avais envie d\u2019y retourner et de continuer \u00e0 aider, par la m\u00eame occasion permettre \u00e0 d\u2019autres jeunes de vivre la m\u00eame exp\u00e9rience. Et c\u2019est ainsi qu\u2019est n\u00e9 notre projet.<\/p>\n<p>Pourriez-vous nous expliquer la probl\u00e9matique qui existe sur place?<br \/>\nMohamed: Avant les enfants \u00e9taient envoy\u00e9s dans des lieux g\u00e9r\u00e9s par des marabouts afin de recevoir une \u00e9ducation religieuse et en contre-partie ils cultivaient la terre. Suite \u00e0 la s\u00e9cheresse et l\u2019exode rural, ces groupes partaient en ville avec les enfants et ils faisaient mendier les enfants. Maintenant c\u2019est devenu un vrai business. Il y a plus de 70.000 enfants qui mendient dans les rues de Dakar. Cela rapporte \u00e9norm\u00e9ment d\u2019argent. Ces enfants sont souvent maltrait\u00e9s par leurs ma\u00eetres. Les journ\u00e9es de certains talib\u00e9s, tel qu\u2019on nomme ces enfants, sont tr\u00e8s longues. Cela d\u00e9pend bien s\u00fbr d&rsquo;un Daara \u00e0 l&rsquo;autre. Pour certains le programme est le suivant: ils se l\u00e8vent \u00e0 5h pour la pri\u00e8re de l\u2019aube; puis ils \u00e9tudient uniquement par c\u0153ur jusqu\u2019\u00e0 midi, sans aucune compr\u00e9hension, car aucune p\u00e9dagogie n\u2019est mise en place pour eux. L&rsquo;apr\u00e8s-midi ils vont mendier jusqu\u2019\u00e0 six \u00e0 sept heures du soir. Et apr\u00e8s ils \u00e9tudient encore jusqu\u2019\u00e0 22h. Ils ont tous une certaine somme \u00e0 remettre \u00e0 la fin de journ\u00e9e. Avant quand ils travaillaient les champs c\u2019\u00e9tait encore du troc. Ce syst\u00e8me de talib\u00e9, qu\u2019on pourrait parfois qualifier d\u2019esclavage, se multiplie dans d\u2019autres pays en Afrique comme le Mali et le Togo.<\/p>\n<p>Comment les enfants arrivent-ils \u00e0 quitter cette situation?<br \/>\nMohamed: C\u2019est difficile. Les r\u00e9percutions sont plus violentes et plus rapides qu\u2019ici en Europe. Dans certains pays d&rsquo;Afrique le marabout a plus de pouvoir qu\u2019un ministre.<\/p>\n<p>Comment l\u2019association \u201cDaara de Malika\u201d a-t-elle vu le jour?<br \/>\nMohamed: Daara Malika a \u00e9t\u00e9 mise en place par une dizaine de mamans, femmes de diplomates en 1977 pour combattre la mendicit\u00e9. Elles partaient d&rsquo;un constat et ont cr\u00e9er une structure qu&rsquo;on appelle le Daara pour mettre un terme \u00e0 la mendicit\u00e9 et permettre aux enfants de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une \u00e9ducation sans contrainte. Les femmes voulaient emp\u00eacher ce genre de fl\u00e9au.<\/p>\n<p>Qui g\u00e8re \u201cDaara de Malika\u201d actuellement?<br \/>\nMohamed: Plus de vingt personnes, la plupart des enseignants g\u00e8rent le projet de Daara Malika. Il y a quatre &lsquo;mamans&rsquo; qui font \u00e0 manger. Ils ont plusieurs \u00e9normes dortoirs, une cuisine, salle de t\u00e9l\u00e9vision, \u00e9nergie pana-solaire. Ils ont un puit, terrain de foot, menuiserie, poulailler. La gestion externe du Daara est faite par l&rsquo;association AIFA Senegal (Association International Francophone des Ain\u00e9s). Diff\u00e9rentes associations de Belgique, du S\u00e9n\u00e9gal et du Canada, entre autre la Fondation Axa Atout-C\u0153ur, ont financ\u00e9 une partie de la construction des b\u00e2timents.<\/p>\n<p>Donc vous avez d\u00e9but\u00e9 votre projet \u00e0 Bruxelles avec une feuille vierge?<br \/>\nSamira: Oui, tout \u00e0 fait, on a commenc\u00e9 avec une feuille blanche et nous l\u2019avons colori\u00e9e. Nous avons d\u00e9but\u00e9 l\u2019organisation en tant que participant actif. On a \u00e9crit, barr\u00e9 et recommenc\u00e9 nos id\u00e9es pour aboutir \u00e0 un projet concret.<\/p>\n<p>Combien de temps avez-vous consacr\u00e9 \u00e0 ce projet?<br \/>\nSamira: L\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e, honn\u00eatement, cela nous a pris \u00e9norm\u00e9ment de temps, car nous avions commenc\u00e9 fin d\u00e9cembre, d\u00e9but janvier et nous devions partir fin juin, donc il fallait tout encha\u00eener avec un budget, r\u00e9colter de l\u2019argent et tout. Nous n\u2019avions plus de vie sociale. J\u2019ai fait le choix d\u2019arr\u00eater de travailler en tant qu\u2019\u00e9tudiante. Nos weekends, nos soir\u00e9es et les frais de t\u00e9l\u00e9phone, tout pour Dafa Yow.<br \/>\nMohamed: Oui, nous avons organis\u00e9 une conf\u00e9rence, une soir\u00e9e de solidarit\u00e9, pour sensibiliser les gens \u00e0 la probl\u00e9matique des talib\u00e9s et les probl\u00e8mes qui se posent en Afrique. Et cela nous a permis de r\u00e9colter des fonds, de sensibiliser la population et de responsabiliser les jeunes. Il y a deux noyaux: on travaille avec les jeunes, pour leur permettre de sortir du quartier et prendre conscience d\u2019eux-m\u00eames, qu\u2019ils voient comment se d\u00e9veloppe un projet. Que ce qui n\u2019est pas si difficile que \u00e7a. Et cela fait effet boule de neige, car eux-m\u00eames sensibilisent des gens et ainsi de suite.<\/p>\n<p>Etait-ce dur de r\u00e9colter les fonds pour votre projet?<br \/>\nMohamed: Les gens \u00e9taient vite sensibilis\u00e9s par le projet. Les membres du groupe ont tous des comp\u00e9tences diff\u00e9rentes que nous avons mis \u00e0 disposition du projet. Personnellement j\u2019ai des comp\u00e9tences en infographie pour faire les affiches, d\u2019autres dans le social et d\u2019autres en communication. Nous avons pu organiser des \u00e9v\u00e9nements. Par exemple une conf\u00e9rence avec 100 jeunes. Certaines personnes sont \u00e9tonn\u00e9es de constater qu\u2019il y a 100 jeunes qui s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 participer \u00e0 une conf\u00e9rence sur un projet humanitaire.<\/p>\n<p>Oui c\u2019est \u00e9tonnant, parce que l\u2019humanitaire n\u2019attire pas toujours la foule?<br \/>\nMohamed: Pourtant l\u2019humanitaire attire l\u2019attention, mais certains croient que c\u2019est de l\u2019humanitaire touristique, pensant s\u2019amuser sur place. C\u2019est assez difficile de distinguer. Ils risquent d\u2019\u00eatre d\u00e9\u00e7us s\u2019ils savent que nous dormons sous un moustiquaire, dans des dortoirs, o\u00f9 il y a des cafards et aucun confort. On mange tous les jours l\u00e0 m\u00eame chose.<\/p>\n<p>Vous pr\u00e9voyez une s\u00e9lection au pr\u00e9alable pour les prochains voyages humanitaires?<br \/>\nMohamed: Oui, on compte faire cette s\u00e9lection sous forme d\u2019interview, avec CV et lettre de motivation, afin que la personne ne soit pas d\u00e9\u00e7ue, et qu\u2019on puisse avoir un bon r\u00e9sultat et que la personne puisse y contribuer, autant pendant l\u2019ann\u00e9e de pr\u00e9paration, que durant le s\u00e9jour sur place. L\u2019ann\u00e9e de pr\u00e9paration compte pour 80% de la r\u00e9ussite du projet. Par la m\u00eame occasion cela permet de d\u00e9velopper l\u2019esprit d\u2019entreprenariat. Il y a plusieurs volets qu\u2019on exploite.<\/p>\n<p>Qu\u2019avez-vous accompli sur place durant l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier?<br \/>\nMohamed: On avait plus de 500 kilos de bagages, avec notamment des dons de v\u00eatements. L\u2019action \u00e9tait un cartable avec fournitures scolaires pour tous. Ainsi que des livres pour la biblioth\u00e8que qui \u00e9tait un axe important dans notre projet Sur place nous avons achet\u00e9 du mat\u00e9riel pour retaper tous les dortoirs, peintures, pon\u00e7age, etc\u2026 On a r\u00e9investi dans l\u2019\u00e9conomie locale. On ram\u00e8ne des sommes et on fait travailler l\u2019artisan sur place. Nous avons \u00e9galement \u00e9t\u00e9 labourer sur place, faisons de la peinture, des fresques dans la Daara de Malika. Chaque enfant a pu ajouter son nom sur le mur. Ainsi ils ont un souvenir, c\u2019est une trace de l\u2019action qu\u2019on a men\u00e9 avec eux.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l\u2019aboutissement de ce projet, quel sentiment aviez-vous?<br \/>\nSamira: Un sentiment de soulagement, on est content et fiers. Car au d\u00e9but on ne nous croyait pas, nous entendions \u201cvous n\u2019allez pas y arriver\u201d, etc. Surtout des adultes car nous \u00e9tions trop jeunes, selon eux. Ils trouvaient que notre projet \u00e9tait trop ambitieux. Il y a eu des lacunes comme toute autre association. C\u2019\u00e9tait un d\u00e9fi de g\u00e9rer 12 personnes durant 5 semaines.<br \/>\nMohamed: Un jeune, il est na\u00eff et ambitieux. Un adulte prend plus de recul. Il a d\u2019autres qualit\u00e9s mais aussi d\u2019autres d\u00e9fauts. On profite des qualit\u00e9s du jeune pour concr\u00e9tiser le projet, et cela a \u00e9t\u00e9 notre force, avec d\u2019autres atouts de notre g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<p>Quel constat pouvez-vous faire apr\u00e8s le retour de votre dernier voyage au S\u00e9n\u00e9gal?<br \/>\nMohamed: Cette ann\u00e9e, comme les jeunes sont partis au S\u00e9n\u00e9gal, en revenant tout le monde \u00e9tait motiv\u00e9 pour bouger et \u00eatre actif. Les jeunes, motiv\u00e9s par leur exp\u00e9rience, encouragent d\u2019autres jeunes en parlant de leur exp\u00e9rience. Ceux qui l\u2019ont v\u00e9cu, ont envie de porter un autre projet. C\u2019est un ajout \u00e0 la cr\u00e9dibilit\u00e9 du projet, il s\u2019agit d\u2019un discours assez horizontal. C\u2019est un jeune qui parle \u00e0 un jeune. C\u2019est par des jeunes pour les jeunes.<\/p>\n<p>Qu\u2019avez-vous retenu de ce voyage? Qu\u2019est-ce qui vous a marqu\u00e9 personnellement?<br \/>\nMohamed: Nous \u00e9tions le plus marqu\u00e9s par l\u2019humilit\u00e9 et l\u2019accueil des gens. On l\u2019entend souvent, on a du mal \u00e0 y croire mais quand on vit cette exp\u00e9rience, on se rend compte qu\u2019on a encore beaucoup de choses \u00e0 apprendre.On se rend compte qu\u2019avec ce qu\u2019on leur donne, ils nous donnent beaucoup plus en retour. Donc il y a cette tendance \u00e0 dire \u201cil faut que j\u2019y retourne, car ils m\u2019ont donn\u00e9 de trop, et moi j\u2019ai donn\u00e9 si peu\u201d. Le mat\u00e9riel est peu \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019un sourire. C\u2019est vraiment le plus marquant.<br \/>\nVous avez d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 votre projet \u00e0 d\u2019autres et comptez le refaire le 23 janvier 2010. Cela vous fait quoi de montrer votre projet &#8211; n\u00e9 de l\u2019ambition de jeunes &#8211; \u00e0 un public adulte?<br \/>\nSamira: En portant des projets comme ceux-l\u00e0, on a h\u00e2te de recevoir le feedback du public, de ce que l\u2019on croit \u00eatre bien. On collabore \u00e0 d\u2019autres \u00e9v\u00e9nements, c\u2019est diff\u00e9rent du milieu associatif jeune qu\u2019 on a l\u2019habitude de c\u00f4toyer.<\/p>\n<p>N\u2019est-ce pas trop difficile de transmettre vos id\u00e9es et vos arguments aux autres?<br \/>\nMohamed: Du moment qu\u2019on a la preuve que \u00e7a marche et qu\u2019on peut porter un tel projet, il n&rsquo;y a aucun probl\u00e8me. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019association \u201cR\u00e9p\u00e8res\u201d j\u2019ai appris \u00e9norm\u00e9ment, ce qui m\u2019a permis d\u2019avoir des contacts \u00e0 la construction de notre projet. Nous avions d\u00e9j\u00e0 les cartes en main. Nous avons pu avancer sans trop tr\u00e9bucher.<br \/>\nSamira: On veut faire comprendre qu\u2019on est jeune, mais qu\u2019on peut r\u00e9aliser des choses. On nous reproche qu\u2019on r\u00eave trop. On parle beaucoup avec le c\u0153ur aussi.<\/p>\n<p>Porter un tel projet et vouloir le renouveler, cela doit demander beaucoup d\u2019efforts. Cela vous motive \u00e0 faire quoi \u00e0 l\u2019avenir?<br \/>\nSamira: On travaille justement les bases solides de l\u2019association afin de pouvoir rebondir plusieurs fois et \u00eatre dans la continuit\u00e9, au long terme et ne pas faire quelques chose de bref et puis dispara\u00eetre du champs humanitaire.<\/p>\n<p>Interview Indymedia Janvier 2010<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dafa Yow *Dafa Yow vient de Dafa&rsquo;l&rsquo;Yow qui veut dire \u201cFais-le toi-m\u00eame\u201d. est une association de fait n\u00e9e de a volont\u00e9 de jeunes \u00e9tudiants belges sensibilis\u00e9s \u00e0 la question des pays du Sud. L&rsquo;objectif principal est de sensibiliser les jeunes aux rapport Nord Sud.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":5777,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[31],"tags":[6],"class_list":["post-5776","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cooperation-internationale","tag-new"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5776","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5776"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5776\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5777"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5776"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5776"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/oird.org\/oird\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5776"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}